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Au XVIIème Siècle,
on fit agrandir le pavillon de chasse d'une aile.
De 1622 à 1642, le Cardinal de RICHELIEU fît
détruire (sans passer par Louis "le Juste"
treizième du nom) des centaines de châteaux
pour affaiblir la révolte des "Grands"
et donc affirmer l'autorité royale. Le Breuil,
petit à l'époque, fût épargné.
Au début du XVIIIème Siècle,
on l'agrandit encore en prolongeant l'aile centrale
et en la terminant par la Rotonde du grand salon (lors
de récents travaux de restauration, on y releva
la date de 1729 derrière un des trumeaux du
grand salon). Au XIXème Siècle (entre
1829 et 1895) on fît construire la quatrième
et dernière partie du Château, reliant
l'ancien pavillon de chasse à la ferme. C'est
dans cette aile que se trouve la chapelle. Les ROHAN-CHABOT
passaient souvent les fêtes d'hiver avec leurs
amis, car la maison était bien chauffée.
Ils arrivaient du Faubourg Saint Germain en file de
cinq ou six calèches, généralement
de nuit. La cour était éclairée
par des lanternes et toutes les pièces illuminées.
Ils étaient alors une vingtaine de personnes
à table (dîner à 19 h.). On y
parlait beaucoup de chasse à courre, de réunions
mondaines, peu de politique (pour ne choquer personne),
des progrès de l'industrie, de la nouvelle
invention : l'automobile, de l'exposition universelle
(1900) et aussi du "voyage" (par l'école
de GRIGNON, NEAUPHLE LE CHATEAU, la Bardelle). Les
ROHAN-CHABOT donnaient au Château des fêtes
somptueuses et organisaient des chasses à courre
en forêt de RAMBOUILLET (qui arrivait alors
jusqu'au Breuil). Rappelons leur devise héraldique
: "Roi ne puis, Prince ne daigne, ROHAN suis".
A partir de 1930, la famille de Pierre SAUBERAN s'installe
au Breuil - Vie de famille teintée d'un certain
puritanisme, aide sociale avant la lettre par Madame
Pierre SAUBERAN (Officier de la Légion d'Honneur
pour son perpétuel dévouement aux "enfants
des autres", aux soldats blessés, aux
handicapés ...). En 1967, Gilles SARAZIN -
industriel et son épouse, petite nièce
de Madame SAUBERAN et descendante d'HENRI IV et Gabrielle
D'ESTREE par les femmes, ont le courage de reprendre
le Breuil abandonné depuis près de vingt
ans. Commencent alors d'importants travaux de restauration,
achevés à ce jour.
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